DJI Mini 4 Pro Test Complet : Avis, Vidéo, Autonomie et Comparatif

Le DJI Mini 4 Pro est un drone compact aux performances vidéo et photo très complètes.

  • Capteur CMOS 1/1,3″ avec ouverture f/1.7 pour la lumière.
  • 4K/60 HDR avec profil HLG et débit 150 Mb/s.
  • Ralenti 4K/100 ips très fluide pour les séquences dynamiques.
  • Photos 48 MP en pixel binning, sortie native 12 MP.
  • ISO 6400 en photo, bruit visible dès 1600 ISO.
  • Détection d’obstacles 360° avec système APAS 5.0.

Qualité vidéo et photo du DJI Mini 4 Pro en conditions réelles

Le DJI Mini 4 Pro embarque un capteur CMOS de 1/1,3 pouce qui fait des merveilles dans un format aussi compact. Avec une focale équivalente de 24 mm et une ouverture de f/1.7, il capte généreusement la lumière, même en fin de journée. Derrière ce capteur, le processeur amélioré par rapport au Mini 3 Pro autorise des encodages plus exigeants pour un rendu plus propre dans les hautes lumières et les zones sombres.

Détails des modes vidéo : résolutions, profils et débits

Le drone propose plusieurs configurations d’enregistrement selon vos besoins, avec des débits et des profils couleurs distincts :

| Mode d’enregistrement | Débit maximal | Profil couleur disponible |
|—|—|—|
| 4K/60 HDR | 150 Mb/s | HLG |
| 4K/100 ralenti | 130 Mb/s | Normal |
| 4K/30 | 150 Mb/s | D-Log M 10-bit |

Le ralenti en 4K/100 ips est très fluide et restitue bien le mouvement. En conditions réelles, la stabilisation de la nacelle 3 axes associée au traitement numérique offre des séquences exploitables sans post-traitement lourd. Pour les utilisateurs exigeants, le mode D-Log M en 10 bits préserve une plage dynamique confortable idéal pour l’étalonnage. Le retour vidéo en direct s’affiche quant à lui en 1080p/60, avec une latence annoncée de 120 ms ce qui facilite nettement le cadrage.

Résultats photo : capteur 48 MP, rendu réel et limites

Le capteur 48 MP fonctionne en pixel binning pour offrir une sortie native optimale de 12 MP. En pratique, le piqué est excellent, et les fichiers RAW (DNG) comme JPEG sont disponibles selon les besoins. La sensibilité ISO jusqu’à 6400 permet de photographier en basse lumière, mais le bruit devient perceptible dès 1600 ISO.

Quelques limites méritent d’être connues. Le HDR automatique n’est pas désactivable en 12 MP, ce qui peut produire un rendu parfois artificiel selon les conditions. En mode 48 MP, les fichiers sont lourds et le traitement est plus lent. Les modes photo disponibles AEB, panoramas 180° et Sphère (jusqu’à 12000×6000 pixels) se révèlent particulièrement utiles pour la photo de paysage ou immobilière, là où le drone excelle vraiment.

Système de détection d’obstacles et sécurité du DJI Mini 4 Pro

dji mini 4 pro test

C’est ici que le DJI Mini 4 Pro marque un bond majeur par rapport à son prédécesseur. Grâce à ses capteurs fish-eye positionnés sur les faces avant, arrière et inférieure, il bénéficie d’une détection d’obstacles omnidirectionnelle à 360°. Cette couverture complète, couplée au système APAS 5.0, lui permet d’analyser son environnement en temps réel et de contourner automatiquement les obstacles, même dans les scènes les plus complexes.

En pratique, cette protection inspire immédiatement confiance. Le drone anticipe les collisions et ajuste sa trajectoire avec fluidité. Notez cependant que cette fonction d’évitement actif n’est disponible que sur les modes Cine et Normal ; en mode Sport, la priorité est donnée à la réactivité et la détection se fait plus permissive. Pour le survol de personnes isolées, son poids de 249 g lui confère la classe C0 qui assouplit la réglementation européenne.

La sécurité est également renforcée par la redondance des capteurs infrarouges ToF pour l’atterrissage, assurant une stabilité précise même en conditions de faible luminosité. En somme, le système de détection 360° du Mini 4 Pro le place dans une catégorie bien supérieure, offrant une sérénité de pilotage que l’on réservait auparavant aux drones plus imposants et plus onéreux.

Autonomie, batterie et transmission du Mini 4 Pro

La question de l’autonomie est souvent le premier critère de choix pour un drone de cette catégorie. Les 34 minutes annoncées par DJI correspondent à un vol idéal sans vent. En conditions réelles, il faut compter sur une endurance différente.

Autonomie mesurée de la batterie en vol réel (25 min vs 34 min)

Lors de nos essais, l’écart entre la théorie et la pratique est significatif. En vol dynamique, la batterie Li-Ion 2S de 2590 mAh offre environ 25 minutes d’utilisation, ce qui reste très correct. La différence se creuse en vol stationnaire, où nous avons mesuré un temps de 22 min 30 s avant l’alerte de batterie faible. Cette gestion logicielle est plutôt prudente, mais elle protège la santé de la batterie. Le poids contenu de 249 g ne permet pas d’installer une cellule plus généreuse.

L’influence des conditions extérieures est notable : par vent soutenu, la consommation grimpe et le temps de vol fond rapidement. La résistance au vent annoncée est de 38 km/h (10,7 m/s), mais maintenir une telle vitesse en continu a un coût énergétique direct. Pour la recharge, comptez environ 2 heures via le port USB-C pour une charge complète. Le drone met par ailleurs 46 secondes à synchroniser son GPS avant d’autoriser le décollage, un délai classique sur ce type de produit.

Portée et qualité vidéo de la transmission OcuSync 4

Le Mini 4 Pro est le premier de sa gamme à bénéficier du protocole OcuSync 4 (O4). La promesse d’une portée de 20 km (limitée à 10 km en Europe pour respecter la réglementation sur la puissance d’émission) est difficilement vérifiable, car la batterie ne permet pas d’aller aussi loin. En pratique, le lien vidéo reste d’une fiabilité impressionnante sur les distances légales et au-delà.

Le retour vidéo en 1080p/60 ips est net et fluide, avec une latence annoncée de 120 ms. Cette valeur, quasi imperceptible en pilotage manuel, rend les manœuvres précises très agréables. La bascule entre les modes de transmission (qualité prioritaire vs fluidité prioritaire) se fait automatiquement, garantissant une expérience stable même dans des environnements légèrement perturbés. Avec ce système, la distance de vol théorique maximale atteint 18 km, mais c’est surtout la constance du flux qui fait la différence face à l’O3 du Mini 3 Pro.

Comparatif DJI Mini 4 Pro vs Mini 3 Pro vs Mini 5 Pro

Caractéristique Mini 3 Pro Mini 4 Pro Mini 5 Pro
Poids 249 g 249 g 249 g
Capteur photo CMOS 1/1,3″ 48 MP CMOS 1/1,3″ 48 MP CMOS 1/1,3″ 48 MP
Détection obstacles 3 directions 360° omnidirectionnelle 360° omnidirectionnelle
Transmission OcuSync 3 OcuSync 4 OcuSync 4
Prix constaté 679 € 799 € ~799 €

Face au Mini 3 Pro, le Mini 4 Pro marque des points décisifs sur la sécurité et la transmission. La détection d’obstacles passe de 3 directions à une couverture 360° omnidirectionnelle, un atout majeur pour les vols en intérieur ou les trajectoires complexes. Le protocole OcuSync 4 remplace l’O3 du modèle précédent, avec une portée théorique qui grimpe à 20 km (10 km en Europe) contre 12 km sur le Mini 3 Pro. La latence vidéo chute à 120 ms et le retour vidéo atteint du 1080p/60, un confort réel pour cadrer précisément.

Côté image, les deux drones partagent le même capteur CMOS 1/1,3 pouce de 48 MP. La différence se joue sur le traitement : le Mini 4 Pro offre un mode ralenti 4K/100 ips et une stabilisation améliorée, quand le Mini 3 Pro plafonne à 4K/60 ips. En photo, les deux produisent des fichiers RAW 48 MP exploitables, mais le HDR automatique non désactivable du Mini 3 Pro en 12 MP peut frustrer les puristes le Mini 4 Pro laisse plus de contrôle.

Face au Mini 5 Pro, la donne change. Les deux appareils affichent des caractéristiques quasi identiques : poids de 249 g en classe C0, détection 360°, transmission OcuSync 4 et capteur de 48 MP. Le Mini 5 Pro corrige quelques défauts de jeunesse du 4 gestion du HDR revue, autonomie légèrement supérieure en conditions réelles (environ 25 min mesurées dans les deux cas, mais un 5 Pro plus endurant en stationnaire). Le surcoût du Mini 4 Pro par rapport au 3 Pro se justifie par la sécurité et la transmission ; l’écart avec le Mini 5 Pro se joue sur des détails de firmware et de finition, pas sur des révolutions techniques.

Le choix se résume ainsi : si vous venez du Mini 3 Pro, le passage au 4 Pro apporte un vrai gain en détection d’obstacles et en robustesse du lien vidéo. Si vous hésitez entre le 4 et le 5, le premier reste un excellent rapport qualité-prix surtout quand son prix constaté descend sous la barre des 700 € en fin de cycle.

Prise en main et conception du Mini 4 Pro 249 g

Dès la sortie du carton, le constat est clair : le DJI Mini 4 Pro pèse exactement 248,8 g en ordre de vol, un poids minutieusement calculé pour rester sous la barre des 249 g et profiter de la classe C0. Cette classification réglementaire simplifie l’usage en zone ouverte, mais impose le respect strict de la limite de 120 m de hauteur de vol. La conception hérite du format compact de ses prédécesseurs avec des dimensions plié de 148×94×64 mm, ce qui le rend facile à glisser dans un sac. Les bras se déploient en quelques secondes, la nacelle se verrouille solidement et le son émis en vol reste très discret, nettement inférieur aux 81 dB que peut produire un DJI Air 3.

La prise en main se révèle intuitive dès le premier envol. La radiocommande RC2 avec écran intégré démarre en seulement 21 s, et la synchronisation GPS avant décollage ne prend que 46 s. En main, la radiocommande offre des sticks précis et une sensation de qualité qui rassure. Le capteur 1/1,3 pouce avec son objectif 24 mm en ouverture f/1.7 est bien protégé sous la nacelle. La caméra peut s’incliner de 90° vers le bas ou monter jusqu’à 60° vers le haut, offrant une liberté de cadrage appréciable pour les plans verticaux et les prises de vue plongeantes. L’ensemble respire la robustesse, avec des matériaux qui semblent conçus pour encaisser les petits chocs du quotidien. Enfin, les hélices se replient facilement et le cache-nacelle fourni protège efficacement l’optique lors du transport un détail qui évite bien des soucis.

À découvrir aussi

Si la compacité vous séduit, le Ricoh GR IV se fait oublier dans une poche avec ses 262 g, batterie et carte incluses. Son capteur APS-C de 25,74 Mpx sans filtre RVB promet une netteté remarquable dès les faibles ISO, tandis que sa connectivité Wi-Fi double bande et son Bluetooth 5. 0 facilitent le transfert. Un compagnon discret pour la street photo.

DJI Mini 4 Pro : quelle version choisir selon son budget ?

Le choix de la version du DJI Mini 4 Pro dépend avant tout de votre usage et de votre budget. DJI propose trois configurations principales, chacune répondant à un besoin spécifique. Voici comment s’y retrouver sans se tromper.

  • Pack standard RC-N2 à 799 € : le drone avec une radiocommande sans écran, à connecter à votre smartphone. Le choix le plus économique pour débuter.
  • Pack RC2 avec écran intégré à 999 € : la radiocommande RC2 intègre un écran lumineux de 5,5 pouces. Un confort d’utilisation immédiat, sans dépendre de la batterie du téléphone.
  • Pack Fly More complet à 1129 € : il ajoute deux batteries supplémentaires, une station de recharge, un hub de charge, des hélices de rechange et un sac de transport. L’autonomie devient un vrai atout.
  • Alternatives DJI Mini à considérer : si le budget est serré, le Mini 3 Pro reste une référence solide, mais sans la détection d’obstacles à 360° ni la transmission OcuSync 4 du Mini 4 Pro.
  • Suivre la baisse de prix constatée à 679 € : des promotions régulières font parfois chuter le prix du pack RC-N2. Une bonne occasion pour vous équiper sans dépasser votre budget initial.

Pour un usage occasionnel, le pack RC-N2 à 799 € suffit largement. La transmission en 1080p/60 sur l’application DJI Fly fonctionne parfaitement avec un téléphone récent. En revanche, si vous volez fréquemment ou en extérieur, l’écran intégré de la RC2 change radicalement l’expérience : plus de câble à brancher, une luminosité adaptée en plein soleil, et un démarrage en 21 secondes seulement.

Le pack Fly More s’impose dès que vous prévoyez des séances de vol dépassant une seule batterie. Avec une autonomie réelle d’environ 25 minutes, multiplier les batteries vous offre des sessions de création plus longues et sereines. L’investissement de 130 € supplémentaires par rapport au pack RC2 se justifie rapidement pour les pilotes réguliers.

En résumé, évaluez votre fréquence de vol et votre confort d’utilisation avant de choisir. Le DJI Mini 4 Pro reste un drone de 249 g, mais ses versions se différencient surtout par la radiocommande et les accessoires inclus.

Tracking, fonctions intelligentes et modes de vol automatiques

Le DJI Mini 4 Pro hérite de la suite FocusTrack avec ses trois modes complémentaires : ActiveTrack, Spotlight et POI. Le suivi fonctionne par reconnaissance de formes et ne dépend pas du GPS pour verrouiller le sujet. L’ActiveTrack gère efficacement le cadrage jusqu’à 50 m de distance en Europe, mais montre ses limites au-delà de 40 km/h sur une cible rapide.

Le mode Spotlight maintient le sujet fixé dans le cadre pendant que vous pilotez librement le drone. Le mode POI verrouille un point d’intérêt pour effectuer des orbites automatiques fluides. Ces fonctions sont uniquement actives en modes Cine et Normal, car l’évitement d’obstacles omnidirectionnel à 360° participe activement au calcul de trajectoire pendant le suivi.